Née en 1883 sur la presqu’île du Cap-Vert, la Layène est une confrérie soufie originale, ancrée dans les communautés lébou de Yoff et de Cambérène.
Présentation
La confrérie Layène (ou Laïenne) est fondée en 1883 par Seydina Limamou Laye (né Libasse Thiaw, 1843-1909), un pêcheur lébou du village de Yoff qui se présente à ses concitoyens comme le Mahdi annoncé par la tradition musulmane. C’est l’une des rares confréries soufies nées directement au Sénégal et portée par la communauté lébou, plutôt qu’importée du Maghreb ou du Moyen-Orient.
Origines et implantation
Seydina Limamou Laye annonce sa mission en 1883 à Yoff, alors petit village de pêcheurs près de Dakar. La confrérie se structure rapidement autour de deux pôles principaux : Yoff, lieu de fondation, et Ndiareme Limamoulaye à Cambérène, où se trouve le mausolée du fondateur et de ses successeurs. La direction spirituelle se transmet ensuite au sein de la famille, notamment à son fils Seydina Issa Rohou Laye.
Doctrine et pratiques
- La confrérie met l’accent sur la pureté rituelle, la sobriété et une lecture mystique de l’islam centrée sur la figure du Mahdi.
- Le prénom Laye est fréquemment ajouté par les disciples en signe d’appartenance à la confrérie.
- Les cérémonies annuelles à Yoff et à Cambérène rassemblent chaque année des milliers de fidèles venus commémorer la naissance et la mission du fondateur.
Héritage
Bien que numériquement plus modeste que le mouridisme ou la Tidjaniyya, la Layène occupe une place identitaire forte dans la communauté lébou de la presqu’île du Cap-Vert et demeure très visible dans la vie religieuse de Yoff et de Dakar.
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