Deuxième président de la République du Sénégal, Abdou Diouf a marqué le pays par l’instauration du multipartisme intégral et par la première alternance démocratique pacifique de son histoire.
Présentation
Né le 7 septembre 1935 à Louga, fils de postier d’ascendance sérère et toucouleur, Abdou Diouf devient Premier ministre du Sénégal en 1970, puis président de la République le 1er janvier 1981, succédant à Léopold Sédar Senghor. Il conserve la présidence jusqu’en 2000, avant de devenir secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie de 2003 à 2014.
Origines et formation
Envoyé tôt chez sa grand-mère à Saint-Louis, il y suit l’école coranique puis ses études primaires et secondaires, notamment au lycée Faidherbe. Il entreprend des études de droit à la faculté de Dakar, qu’il poursuit à Paris, avant de devenir breveté de l’École nationale de la France d’outre-mer en 1960, sorti major de sa promotion.
Une ascension au sein de l’administration sénégalaise
Dès son retour au Sénégal en 1960, il occupe successivement les postes de directeur de la Coopération technique internationale, de secrétaire général du ministère de la Défense, puis de gouverneur de la région du Sine-Saloum dès l’âge de 25 ans. Directeur de cabinet du président Senghor en 1963, puis secrétaire général de la Présidence en 1964, il devient ministre du Plan et de l’Industrie de 1968 à 1970, avant d’être nommé Premier ministre en février 1970, fonction qu’il occupe pendant onze ans.
Une présidence de vingt ans
- Il devient président de la République le 1er janvier 1981, à la suite de la démission de Senghor, et instaure dès cette année le multipartisme intégral.
- Il est réélu en 1983, 1988 et 1993, menant des réformes de libéralisation économique et de décentralisation.
- Il préside à deux reprises l’Organisation de l’unité africaine, en 1985-1986 puis en 1992, ainsi que la CEDEAO en 1991-1992.
- Battu au second tour de l’élection présidentielle du 19 mars 2000 par Abdoulaye Wade, il concède sa défaite, marquant la première alternance démocratique du Sénégal indépendant.
Héritage
Le 20 octobre 2002, il est élu secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, poste qu’il occupe jusqu’en 2014, œuvrant à la promotion de la diversité culturelle et linguistique et au rayonnement des cultures africaines. Il demeure une figure majeure de la diplomatie sénégalaise et africaine.
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